Au cœur de la métropole nantaise, le Parc de la Gaudinière s’impose comme un véritable havre de paix où l’histoire se mêle harmonieusement à la nature contemporaine. Cette ancienne propriété bourgeoise d’armateurs, créée en 1791, offre aujourd’hui un refuge de 12,5 hectares aux habitants en quête de sérénité. Son château dominant l’entrée nord de la ville et ses paysages vallonnés exceptionnels pour la région font de ce lieu un espace unique dans le paysage urbain nantais. La transformation réussie de ce domaine privé en parc public illustre parfaitement l’engagement de Nantes en faveur du bien-être urbain et de la préservation du patrimoine naturel.

Les milliers de visiteurs qui arpentent chaque année ses sentiers découvrent un écosystème préservé où la biodiversité s’épanouit dans un cadre paysager soigneusement orchestré. Cette réussite s’explique par une approche globale qui intègre gestion écologique moderne, équipements récréatifs de qualité et accessibilité optimisée, positionnant le parc comme un modèle d’aménagement urbain durable.

Aménagements paysagers et biodiversité du parc de la gaudinière

Conception écologique des espaces verts selon les principes de la gestion différenciée

La gestion différenciée mise en œuvre au Parc de la Gaudinière révolutionne l’approche traditionnelle de l’entretien des espaces verts urbains. Cette méthode innovante consiste à adapter l’intensité d’entretien selon les zones et leurs usages spécifiques, créant un mosaïque d’habitats diversifiés. Les pelouses soignées ont progressivement cédé la place à des prairies rustiques, coupées à une hauteur plus importante, favorisant ainsi le développement d’une flore spontanée riche et variée.

L’abandon des pratiques phytosanitaires, dans le cadre de la politique zéro-phyto appliquée à l’échelle municipale depuis plusieurs années, permet l’expression naturelle de la biodiversité locale. Cette approche écologique tolère et encourage les espèces spontanées présentant un intérêt écologique, transformant le parc en véritable laboratoire de biodiversité urbaine. Les sols nus sont systématiquement proscrits grâce à l’utilisation de paillages organiques et de plantes couvre-sol, préservant ainsi la vie microbienne et la structure édaphique.

Diversité floristique des essences atlantiques et méditerranéennes implantées

Le patrimoine végétal du parc s’articule autour d’une collection remarquable mêlant essences indigènes et espèces exotiques acclimatées. Les châtaigniers et chênes plusieurs fois centenaires constituent l’ossature historique du site, témoins de l’ancienneté du boisement naturel. Ces géants végétaux, dont certains dépassent six mètres de circonférence, créent une canopée protectrice favorisant le développement d’un sous-bois diversifié.

Les implantations du XIXe siècle enrichissent cette palette végétale avec des essences remarquables : séquoias géants, cyprès chauves de Louisiane et palmiers apportent une dimension exotique au paysage. Cette diversité s’exprime particulièrement à travers la collection exceptionnelle de bulbes printaniers, comptant plus de 30 000 spécimens de crocus

de narcisses, jonquilles et anémones qui colorent les pelouses de février à avril. Cette floraison massive, parfois au point de transformer le sol en véritable tapis mauve ou jaune, est devenue la signature paysagère du Parc de la Gaudinière et l’un des principaux attraits pour les promeneurs à la recherche d’un coin de nature au printemps. À ces bulbes s’ajoutent de vastes massifs de vivaces, de rhododendrons et de camélias, assurant une continuité florale du cœur de l’hiver jusqu’à l’automne. Vous profitez ainsi d’un parc fleuri presque toute l’année, idéal pour se ressourcer à quelques minutes du centre de Nantes.

Cette diversité botanique n’est pas seulement esthétique : elle joue un rôle essentiel pour la faune auxiliaire (insectes pollinisateurs, oiseaux, petits mammifères) en offrant nectar, graines et abris à différentes périodes de l’année. Le Parc de la Gaudinière devient alors un maillon clé pour la biodiversité urbaine, tout en restant un lieu de promenade accessible, lisible et agréable pour le grand public. En vous y rendant à différentes saisons, vous avez réellement l’impression de découvrir un nouveau parc à chaque visite.

Écosystèmes aquatiques et gestion des bassins de rétention pluviale

Le ruisseau de la Patouillerie, les cascades et les plans d’eau du Parc de la Gaudinière ne sont pas de simples éléments décoratifs : ils composent de véritables écosystèmes aquatiques au cœur de Nantes. L’étang à l’entrée nord, les petits bassins et les ruisseaux constituent autant de milieux humides qui abritent amphibiens, libellules et une avifaune aquatique variée, des canards colverts aux espèces plus remarquables comme le canard mandarin ou la nette rousse. Ces zones humides agissent comme des îlots de fraîcheur et participent directement au confort des visiteurs en période estivale.

D’un point de vue technique, ces plans d’eau jouent aussi un rôle de bassins de rétention pluviale. En cas de fortes pluies, ils permettent de stocker temporairement une partie des eaux de ruissellement, limitant ainsi les risques d’inondation en aval sur le Cens et l’Erdre. L’eau s’infiltre plus lentement dans les sols du parc, favorisant la recharge de la nappe et filtrant naturellement une partie des polluants grâce à la végétation rivulaire. Vous marchez ainsi dans un parc qui fonctionne comme une véritable éponge urbaine, capable d’absorber et de réguler l’eau de pluie.

La présence d’une cascade reconstituée et de berges enherbées illustre la volonté de la ville de Nantes de concilier gestion hydraulique et valorisation paysagère. Plutôt que de canaliser l’eau dans des ouvrages bétonnés, les concepteurs misent sur des solutions fondées sur la nature, plus résilientes face au changement climatique. En observant le ruisseau ou les mares, vous découvrez en réalité un cours d’eau urbain renaturé qui contribue au confort climatique, au bien-être visuel et à la biodiversité locale.

Corridors biologiques urbains favorisant la faune ornithologique nantaise

Le Parc de la Gaudinière s’inscrit dans ce que la métropole appelle l’« étoile verte », un réseau de rivières, de parcs et de coulées vertes reliant la Loire, l’Erdre et le Cens. Concrètement, cela signifie que les boisements, prairies et milieux humides du parc forment des corridors biologiques qui permettent aux espèces de circuler d’un espace naturel à un autre. Pour les oiseaux, mais aussi pour les chauves-souris, les insectes ou les petits mammifères, cette continuité écologique est essentielle pour se nourrir, se reproduire et se mettre à l’abri.

Ces corridors sont particulièrement bénéfiques à l’ornithofaune nantaise. De nombreux observateurs, amateurs comme naturalistes avertis, signalent la présence de mésanges, pic verts, rouges-gorges, grimpereaux, corneilles mantelées mais aussi d’espèces plus rares aux abords du château et des grands arbres. Le parc joue à la fois le rôle de halte migratoire et de site de nidification pour plusieurs espèces. Grâce à une gestion respectueuse des périodes sensibles (taille différée, maintien d’arbres morts en sécurité, limitation de l’éclairage nocturne), les équipes municipales favorisent cette avifaune variée.

Pour vous, visiteur, cela se traduit par des promenades rythmées par le chant des oiseaux dès le printemps, avec la possibilité de pratiquer facilement l’ornithologie de loisir en cœur de ville. En suivant les cheminements boisés le long du vallon, vous avez l’impression de quitter Nantes pour une forêt périurbaine, alors que vous êtes à quelques minutes de la Route de Rennes. Ainsi, la Gaudinière n’est pas seulement un parc agréable ; c’est aussi un véritable refuge pour la faune intégrée au maillage écologique de la métropole.

Infrastructure récréative et équipements de détente spécialisés

Parcours de santé cardiovasculaire avec agrès de fitness urbain

Si le Parc de la Gaudinière est un lieu privilégié pour se détendre, c’est aussi parce qu’il s’adapte aux nouveaux usages sportifs des citadins. Le relief vallonné, rare à Nantes, représente un terrain idéal pour un parcours de santé cardiovasculaire. De nombreux joggeurs empruntent les sentiers qui serpentent entre le haut du château et le fond du vallon, profitant des dénivelés pour alterner phases d’effort et de récupération. Vous pouvez facilement composer un circuit de 3 à 5 kilomètres en combinant tours d’étang, montées et descentes dans le sous-bois.

Dans la continuité des tendances observées dans les grandes villes françaises, le parc intègre progressivement des agrès de fitness urbain : barres de traction, structures pour renforcement musculaire doux, espaces dégagés pour l’étirement ou le yoga. Ces équipements en libre accès permettent à chacun de pratiquer une activité physique en plein air, que ce soit pour de la remise en forme, de la marche rapide ou simplement quelques exercices d’échauffement avant une balade. Vous transformez ainsi une promenade dominicale en véritable séance de bien-être, sans abonnement ni contrainte horaire.

Pour optimiser votre parcours, l’idéal est de profiter des heures les plus calmes, tôt le matin ou en fin de journée, quand la lumière rase vient souligner les perspectives du vallon. Associer un effort cardiovasculaire modéré à un environnement végétal riche a d’ailleurs fait l’objet de nombreuses études : la pratique du sport dans un parc urbain entraînerait une réduction plus marquée du stress et de la pression artérielle que dans un environnement minéral. Au Parc de la Gaudinière, faire du sport devient ainsi un véritable rituel de détente.

Aires de jeux certifiées NF EN 1176 pour différentes tranches d’âge

Pour les familles, la qualité des aires de jeux est un critère déterminant dans le choix d’un parc à Nantes. La Gaudinière répond à cette attente avec plusieurs espaces ludiques conçus selon les normes NF EN 1176, qui encadrent la sécurité des équipements destinés aux enfants. Vous y trouvez une petite aire en partie haute, adaptée aux plus jeunes, et une aire plus vaste en fond de vallon, à l’ombre des grands arbres, pour les enfants plus autonomes. Toboggans, balançoires, jeux à ressort et structures à grimper y sont disposés de façon à respecter les distances de sécurité et les zones de chute.

Le contrôle régulier de ces installations par les services de la ville – tout comme l’inspection fréquente des arbres à proximité – garantit un niveau de sécurité élevé. Pour vous, parent ou grand-parent, cela signifie que vous pouvez laisser les enfants jouer plus librement, tout en profitant vous-même d’un moment de pause sur un banc voisin. Le cadre végétal, les vues sur le château ou sur les pelouses fleuries transforment ces aires de jeux en véritables salons de plein air pour les familles nantaises.

L’avantage du Parc de la Gaudinière tient aussi à son équilibre entre espaces de jeu structurés et grandes pelouses ouvertes. Les enfants peuvent y inventer leurs propres scénarios, courir, jouer au ballon ou observer les canards et les cygnes, ce qui contribue à leur éveil à la nature. Vous cherchez un parc pour un anniversaire en plein air ou une sortie avec plusieurs familles ? La Gaudinière offre un cadre sécurisé, varié et suffisamment vaste pour répondre à ces usages sans sensation de surfréquentation.

Mobilier urbain ergonomique et stations de repos thérapeutiques

La détente au Parc de la Gaudinière passe aussi par un mobilier urbain ergonomique et bien réparti. Bancs en bois ou en métal, assises en pierre, murets et pelouses accessibles : les solutions pour s’asseoir ou s’allonger ne manquent pas. Les bancs sont souvent positionnés à des points de vue privilégiés – face au château, au bord de l’eau ou en lisière de sous-bois – ce qui vous permet de faire une pause contemplative à chaque étape de votre promenade. L’assise légèrement inclinée de certains bancs et la hauteur adaptée répondent aux besoins des seniors ou des personnes en convalescence.

On peut parler de véritables stations de repos thérapeutiques, tant les bénéfices d’une pause dans un environnement apaisant sont aujourd’hui documentés : baisse du rythme cardiaque, amélioration de l’humeur, réduction de la fatigue mentale. Pour les personnes en rééducation, les allées stabilisées, la présence de rampes naturelles liées au relief et la multiplicité des points de repos offrent un cadre idéal à une reprise d’activité douce. En marchant quelques minutes, puis en s’accordant une pause face à la cascade ou à la rocaille alpine, vous bénéficiez d’un « bain de nature » comparable à une mini cure.

Le mobilier est par ailleurs choisi selon des critères de durabilité : bois répondant à la norme NF EN 599 et absence de bois exotiques, plastique recyclé obligatoire pour certaines pièces, entretien facilité. Ce parti-pris renforce la cohérence entre confort d’usage et respect de l’environnement. En somme, chaque banc ou table de pique-nique du Parc de la Gaudinière est pensé comme un petit outil de bien-être au service de votre détente quotidienne.

Signalétique d’interprétation naturelle et panneaux pédagogiques interactifs

Pour beaucoup d’habitants, se détendre passe aussi par la découverte et la compréhension de leur environnement. C’est là que la signalétique d’interprétation du Parc de la Gaudinière prend tout son sens. Des panneaux expliquent l’histoire du domaine, la transformation du parc au XIXe et au XXe siècle, ou encore la spécificité de certains arbres remarquables, comme le séquoia géant ou le bosquet de cyprès chauves venu de Louisiane. Vous ne vous promenez plus simplement dans un parc ; vous explorez un véritable chapitre de l’histoire nantaise.

Des supports pédagogiques mettent également en lumière la gestion écologique en place : absence de produits phytosanitaires, tolérance des herbes spontanées, zones de fauche tardive pour les insectes pollinisateurs. Certains panneaux, parfois associés à des parcours thématiques ou à des visites guidées, expliquent comment le parc contribue à la trame verte et bleue de la métropole. Pour les enfants, c’est l’occasion d’apprendre à reconnaître des espèces d’arbres ou d’oiseaux, un peu comme on feuillette un livre d’images grandeur nature.

À l’avenir, la tendance est à l’installation de dispositifs plus interactifs : QR codes renvoyant vers des contenus audio, cartes numériques accessibles depuis votre smartphone, ou encore jeux de piste écologiques. Cette pédagogie active renforce le lien que vous entretenez avec le site. En comprenant mieux les enjeux de gestion, vous adoptez spontanément des comportements plus respectueux (restez sur les chemins, ne pas nourrir les animaux de façon inappropriée, limiter les déchets), ce qui contribue à préserver la qualité du parc pour tous.

Accessibilité universelle et intégration dans le réseau de transports nantais

L’un des grands atouts du Parc de la Gaudinière pour la détente quotidienne, c’est son excellente accessibilité. Situé au nord de Nantes, à proximité de la Route de Rennes et du Pont du Cens, il est facilement atteignable en voiture depuis la rocade, mais aussi en transports en commun. Plusieurs lignes de bus chronobus (C2, C20) ou classiques (12, 25, 32, 87, 96) desservent le secteur, avec des arrêts situés à moins de dix minutes à pied des entrées principales. Vous pouvez ainsi intégrer spontané‑ment une pause nature à votre trajet domicile‑travail ou à vos déplacements du week‑end.

Pour les cyclistes, le parc se trouve à une vingtaine de minutes de la gare de Nantes, via la rue Paul Bellamy ou la rue de la Gaudinière. Des arceaux permettent d’attacher son vélo à proximité des entrées, dans la continuité des itinéraires cyclables métropolitains. À pied, comptez environ une heure de marche depuis la gare : de quoi transformer votre visite en vraie balade urbaine. Vous arrivez alors dans un espace clos de 12,5 hectares, suffisamment vaste pour se sentir dépaysé, mais assez compact pour être parcouru en une heure et demie.

L’accessibilité universelle constitue également un enjeu majeur : les principaux cheminements sont stabilisés, sans marches, et les pentes les plus importantes sont contournées par des itinéraires plus doux, adaptés aux poussettes et aux fauteuils roulants. Les aires de jeux, certaines tables de pique‑nique et les bancs sont pensés pour être facilement accessibles aux personnes à mobilité réduite. C’est un point souvent sous‑estimé, mais crucial : un parc vraiment reposant est un parc où chacun, quel que soit son âge ou sa condition physique, peut se déplacer et profiter du paysage sans difficulté.

Enfin, les horaires d’ouverture, modulés selon les saisons, offrent un large créneau de fréquentation, de 8h30 à 20h en été et jusqu’à 18h30 ou 17h30 en hiver. En pratique, cela signifie que vous pouvez profiter du parc avant le travail, à la pause déjeuner ou après votre journée, en fonction de la lumière naturelle. En liant ainsi le Parc de la Gaudinière au réseau de transports nantais et au rythme de vie des habitants, la ville en fait un véritable « poumon vert » du quotidien, et pas seulement une destination de week‑end.

Programmation événementielle et animation socio-culturelle du site

Au‑delà de ses qualités paysagères, le Parc de la Gaudinière est un véritable lieu de vie grâce à une programmation événementielle régulière. Des visites guidées sont organisées ponctuellement, notamment autour du château ou des arbres remarquables, à l’occasion des Journées du Patrimoine ou de rendez‑vous botaniques. Des sorties nature, en partenariat avec des associations comme la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), invitent à observer la faune sauvage, à identifier les chants d’oiseaux ou à comprendre le rôle des milieux humides. Vous transformez ainsi une simple balade en expérience d’apprentissage conviviale.

La ville de Nantes encourage également les usages collectifs informels : pique‑niques géants en été, rencontres associatives, ateliers de sensibilisation au zéro déchet ou à la biodiversité. Le parc devient alors une scène ouverte pour les acteurs locaux, où se croisent familles, sportifs, naturalistes et habitants du quartier. Ces animations contribuent au sentiment d’appartenance : vous ne faites plus que circuler dans un parc anonyme, vous retrouvez un lieu familier, partagé, dans lequel vous développez des habitudes et des souvenirs.

Cette dimension socio‑culturelle joue un rôle central dans la détente : se sentir en sécurité, croiser des usages diversifiés mais respectueux, participer à un événement en plein air ou simplement profiter d’une ambiance animée mais paisible, contribue fortement au bien‑être ressenti. Le Parc de la Gaudinière parvient à maintenir un équilibre subtil entre tranquillité et convivialité : les grandes pelouses accueillent les jeux et les rassemblements, tandis que les zones boisées et les bords du ruisseau restent plus calmes, pour ceux qui cherchent le silence ou la contemplation.

Impact environnemental et contribution à la trame verte métropolitaine

Réduction de l’effet d’îlot de chaleur urbain par évapotranspiration

À l’échelle de Nantes, le Parc de la Gaudinière joue un rôle majeur dans la lutte contre l’îlot de chaleur urbain. Ses 12,5 hectares de boisements, prairies et plans d’eau forment une masse végétale qui, par évapotranspiration, rafraîchit l’air ambiant. On estime qu’un grand arbre mature peut évaporer jusqu’à 450 litres d’eau par jour en été, ce qui équivaut à un véritable climatiseur naturel. Multipliez cet effet par les dizaines de chênes, châtaigniers, platanes et séquoias présents, et vous comprenez pourquoi l’on ressent immédiatement une baisse de température en pénétrant dans le parc lors des fortes chaleurs.

Les pelouses rustiques, moins tondues, et les sols couverts de paillage limitent également la réverbération de la chaleur et la sécheresse du sol. Contrairement aux surfaces minérales (bitume, béton), la végétation absorbe une partie de l’énergie solaire pour la transformer en énergie chimique et en vapeur d’eau. En vous promenant au fond du vallon, près du ruisseau de la Patouillerie, vous bénéficiez d’un microclimat plus frais et plus humide qu’en surface, particulièrement appréciable en fin de journée. Ce rafraîchissement améliore directement votre confort thermique et réduit la fatigue liée à la chaleur.

Dans un contexte de réchauffement climatique, les grandes métropoles cherchent précisément à multiplier ce type d’« oasis de fraîcheur ». Le Parc de la Gaudinière, par sa configuration vallonnée et son riche boisement, fonctionne déjà comme un modèle. Pour vous, habitant ou salarié du secteur, cela signifie que vous disposez d’un refuge accessible à pied ou en bus, où vous mettre au vert quand la ville devient étouffante. À l’échelle de la santé publique, cet effet de réduction de l’îlot de chaleur peut contribuer à limiter les impacts des canicules sur les populations les plus fragiles.

Séquestration carbone des formations végétales ligneuses du parc

Au‑delà du confort immédiat, le Parc de la Gaudinière participe à la séquestration du carbone, enjeu central de la transition écologique. Les grands arbres, et notamment les essences ligneuses indigènes (chênes, hêtres, châtaigniers) et exotiques (séquoias, cyprès chauves), stockent le carbone dans leur bois, leurs racines et les sols. Un arbre de grande taille peut retenir en moyenne plusieurs centaines de kilos de CO₂ au cours de sa vie ; dans un parc comme la Gaudinière, ce stockage cumulé représente plusieurs dizaines de tonnes de carbone qui ne se retrouvent pas dans l’atmosphère.

La politique de gestion mise en œuvre – reboisement ciblé, suppression progressive des essences exotiques envahissantes au profit d’espèces locales, entretien limité des sols – renforce cette capacité de séquestration. Les litières de feuilles, laissées en partie sur place, enrichissent le sol en matière organique et favorisent l’activité des vers de terre et de la microfaune, ce qui améliore encore le stockage de carbone dans les horizons profonds. Vous marchez ainsi sur des sols qui fonctionnent comme de véritables réservoirs carbonés, invisibles mais essentiels.

Un programme de suivi comme « BISES », qui analyse la macrofaune et la microfaune du sol ainsi que ses caractéristiques physico‑chimiques, permet à la ville d’ajuster sa gestion pour maximiser ces bénéfices. Pour le visiteur, ces données restent souvent abstraites, mais elles se traduisent concrètement par un parc plus résilient, plus vert et plus agréable à long terme. En choisissant de passer votre temps libre dans ce type d’espace plutôt que dans un environnement très minéral, vous participez indirectement à une dynamique collective de réduction de l’empreinte carbone urbaine.

Gestion écologique des eaux pluviales par infiltration naturelle

La gestion des eaux pluviales au Parc de la Gaudinière illustre parfaitement les solutions fondées sur la nature. Plutôt que de diriger rapidement l’eau vers les réseaux d’assainissement, la ville privilégie l’infiltration sur place grâce à des sols désimperméabilisés, des surfaces enherbées et des cheminements perméables. Des travaux de désimperméabilisation ont par exemple été effectués à l’entrée est du parc, et d’autres sont programmés, afin de réduire la part des surfaces bitumées. Résultat : l’eau de pluie s’infiltre davantage dans le sol, alimente le ruisseau et les nappes phréatiques, tout en limitant le ruissellement.

La présence des bassins et de l’étang joue également un rôle de tampon en cas d’épisode pluvieux intense. L’eau peut y être stockée temporairement, puis relâchée de manière progressive vers le Cens, ce qui contribue à limiter les risques d’inondation en aval. La végétation des berges, avec ses systèmes racinaires denses, stabilise les sols et améliore la qualité de l’eau en retenant une partie des particules et des nutriments. Vous observez un paysage agréable, mais derrière ce décor se cache un dispositif hydraulique efficace, comparable à un réseau de micro‑réservoirs naturels.

Depuis quelques années, l’arrosage des pelouses a par ailleurs été totalement supprimé, ce qui pousse à sélectionner des plantes plus résistantes à la sécheresse et à accepter le jaunissement temporaire de certaines zones. Cette évolution de regard est importante : en tant qu’usager, vous contribuez à la réussite de cette gestion écologique en adaptant vos attentes esthétiques. Accepter une pelouse moins « parfaite », c’est encourager une ville plus résiliente face aux aléas climatiques. En échange, vous bénéficiez d’un parc vivant, où l’eau circule, s’infiltre et nourrit la biodiversité plutôt que de disparaître dans les canalisations.

Positionnement stratégique au sein du réseau d’espaces verts nantais

Dans le vaste réseau d’espaces verts de Nantes – du Jardin des Plantes au Parc de Procé, en passant par le Jardin Extraordinaire ou le Parc du Grand Blottereau – le Parc de la Gaudinière occupe une position stratégique. Situé à l’entrée nord de la ville, visible depuis les grands axes, il forme une porte d’entrée végétale qui annonce la place donnée à la nature dans la métropole nantaise. Son château, éclairé la nuit, agit comme un repère paysager autant qu’urbain, tandis que ses coteaux boisés prolongent la vallée du Cens et la connectent aux autres maillons de l’« étoile verte ».

Chaque parc nantais possède sa personnalité : le Parc de Procé se distingue par ses grandes pelouses familiales, le Jardin des Plantes par sa richesse botanique, le Jardin Japonais de l’Île de Versailles par son ambiance zen, le Jardin Extraordinaire par son décor spectaculaire. La Gaudinière, elle, combine un relief rare à Nantes, une forte identité historique et une floraison printanière exceptionnelle de crocus et de bulbes. C’est le parc que l’on vient chercher quand on souhaite un sentiment de montagne en ville, une balade dans un vallon boisé, ou un coin de sous‑bois frais, à seulement quelques stations de bus du centre‑ville.

Cette complémentarité fait la force de l’offre verte nantaise : en quelques kilomètres, vous pouvez passer d’un jardin botanique très structuré à un parc plus sauvage, puis à une ancienne carrière réinventée. Pour les habitants comme pour les nouveaux arrivants, cela représente un argument fort en faveur de la qualité de vie. En choisissant de vivre ou de travailler à proximité du Parc de la Gaudinière, vous vous offrez un accès direct à l’un de ces espaces de respiration qui rythment la ville. Et en circulant d’un parc à l’autre, à pied, à vélo ou en transports, vous participez pleinement à cette expérience d’une métropole où nature et urbanité se répondent en permanence.